Angel of Chaos est un film venu tout droit d’Australie, une série B assumée, et surtout une très belle surprise.
Déniché dans un magasin Noz pour la modique somme d’un euro, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre : ni le sujet, ni le casting, ni même le nom du réalisateur ne m’étaient familiers. Mais il arrive parfois que le hasard fasse bien les choses et qu’on tombe sur une petite pépite. C’est précisément le cas de ce long métrage.
L’histoire nous plonge dans l’univers rugueux des bikers. Le président d’un gang sort de prison après une longue absence. Pendant ce temps, son fidèle bras droit a su maintenir — et même faire prospérer — le clan. Mais le chef fraîchement libéré n’en a cure : il entend reprendre les rênes et ramener le gang à ce qu’il considère comme les « vraies » valeurs, quitte à tout bouleverser.
On pourrait résumer Angel of Chaos en trois mots : sexe, violence et drogue. Pourtant, derrière cette façade brute se cache un film modeste mais solidement écrit, porté par une intrigue pleine d’ambiguïtés, des personnages aux gueules authentiques de cinéma et des séquences chocs qui marquent durablement l’esprit.
Pour un samedi soir sans attentes particulières, Angel of Chaos remplit parfaitement son rôle — et bien plus encore.