Ani, jeune strip-teaseuse de Brooklyn, se transforme en Cendrillon des temps modernes lorsqu’elle fait la connaissance de Vanya, le fils d’un oligarque russe. Sur un coup de tête à Las Vegas, ils décident de se marier, ce qui sera alors l’élément déclencheur pour ruiner leur conte de fées et le retour précipité des parents du jeune homme pour faire annuler le mariage.
Pour son 8ème film, le réalisateur Sean Baker traite (à nouveau) de la prostitution, sous un angle cette fois-ci, plus rock’n’roll, teinté de Cendrillon et de Pretty Woman où cette fois-ci, le prince charmant n’est autre qu’un adulescent immature et pourrit gâté.
Après son magnifique portrait de l’Amérique white trash (Red Rocket - 2022), le cinéaste continue de dézinguer l’American Dream en nous entraînant dans une comédie douce-amère, doublée d’une course-poursuite effrénée à travers les night-clubs de Manhattan.
Auréolé de la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes, ce qui est à mes yeux, parfaitement injustifié, Anora (2024) déçoit par ses facilités scénaristiques et des situations ou dialogues répétitifs. D’une durée de 140 minutes, le film s’en retrouve bêtement étiré pour finalement… ne pas raconter grand chose en fin de compte avec des scènes qui se suivent et se ressemblent.
Néanmoins, s’il y a bien une chose à retenir du film, c’est sa direction artistique. Que ce soit le jeune couple, formidablement campé par Mikey Madison & Mark Eydelshteyn ou le trio de bras cassés qui travaille pour l’oligarque russe, ils sont tous irrésistiblement drôles et parviennent à nous faire digérer les longueurs du film (on aurait aimé que Yura Borisov bénéficie d’un rôle plus important, c’est assurément un acteur à suivre).
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