J’ai bien aimé ce film dans son ensemble. Le pari risqué de faire un film sur la juvénilité et ses déboires pourtant traité maintes et maintes fois est réussi car il a su réinventer ce sujet de part son point de vue original.
J’ai ri plusieurs fois du comique de situation très présent ainsi que des jeux d’acteurs et leurs répliques, ce n’est pas sans rappeler les films de Guy Ritchie (Snatch, RocknRolla, Arnaques Crimes et Botanique). Un humour trivial, mais maîtrisé.
L’imagerie du film est très réussie, on y voit des plans particulièrement beau (je pense à la scène juste après le mariage où nos deux amoureux s’embrassent sous les feux d’artifice de la Fremont Street, où à la froideur hivernale de New York lorsqu’Ani s’apprête à quitter le domicile dans lequel elle s’est sentie chez elle)
Un petit point négatif est la cassure du rythme dans la deuxième partie du film lorsque les parents entrent à l’image. Certes, c’est une façon de transmettre que la fête est finie (ajouté à cela la disparition quasi totale d’humour) mais les plans deviennent subitement lents et créent de l’ennui lorsque la première partie est montée si vite en puissance (la scène finale dans la voiture est très longue bien qu’importante pour le film).
En parlant de la fin, elle m’a laissé un peu perplexe au début. Selon mon interprétation, ce coït subitement interrompu par un pleur est la conscientisation du choc psychologique et moral qu’a subi Ani, qu’elle a traversé sans jamais réaliser ce qu’elle vivait, mais je pense que cette fin est sujette à multo-interprétation.
Quoi qu’il en soit, ce film est un succès et mérite ses prix