Anzu a été chat. Il est désormais chat humain. C'est-à-dire qu'il a des comportements de chat (il se nettoie le trou de balle avec la langue, il miaule quand il est dans l'embarras...) et d'humain (il parle, il marche sur ses 2 pattes arrières...). Il adore toujours le poisson, mais il se le fait cuire lui-même.
Tout ça comment ? On ne sait pas comment il est devenu comme ça, mais dans sa région, il passe relativement inaperçu. Pourtant, pas de doute, il a bien une tête de chat, on ne peut pas se tromper, mais ça va, c'est cool. Et quand il est arrêté sur son scooter, c'est parce qu'il n'a pas son permis. Tout cette incongruité est plutôt sympa. Rien à voir avec Mickey qui est une souris ou Donald un canard, car eux vivaient dans un monde d'animaux anthopomorphés. Ici, il est relativement unique.
Mais on sait à quoi il sert. A protéger des gens. En l'occurrence, une petite fille qui veut grandir, qui n'a pas fait le deuil de sa mère et dont le père est complètement immature. Et voilà, un classique des dessins animés : le parcours initiatique en même temps que le deuil de la mère. Ce qui donne lieu à des pérégrinations et péripéties assez distrayantes.
On passe un bon moment dans ce manga qui respire la bienveillance, parfois un peu mou, et parfois inutile sur la fin, avec cette séance de course-poursuite avec les démons. Ca casse un peu la poésie tendre et burlesque dans laquelle nos esprits étaient nimbés.
Mais ça reste agréable.