Apex est synonyme de sommet, apogée ou paroxysme.
Et c’est un bon résumé du film qui débute par un accident traumatisant, expliquant le périple de Sasha en quête de paix intérieure, en Australie. Ceux qui ont déjà vu Wolf creek savent que c’est un coin à éviter pour faire du tourisme entre amis et encore moins en solo.
Il existe une catégorie de film qui réussit bien à tenir le spectateur en haleine, c’est le survival psycho comme THE HITCHER, WOLF CREEK, UNE VIRÉE EN ENFER, LA COLLINE À DES YEUX… et APEX fait clairement partie de cette catégorie, en moins poisseux.
Malgré un début un peu cliché et vite expédié, la suite du film est réalisée avec une certaine élégance dans le cadrage, sans effet de surdécoupage, ce qui le rend très lisible. Les deux acteurs principaux sont investis et leur personnages sont bien écrits. Du moins ça les rend crédibles. La tension monte crescendo jusqu’àu twist et le duel psychologique au sommet.
Charlize Theron continue d’étonner par ses choix pour des nanards comme AEON FLUX, OLD GUARD mais aussi pour des films de haute volée comme FURY ROAD. Si APEX n’est pas Mad Max, il se regarde avec autant de plaisir. Sur un film de 90 minutes APEX met la barre haute.