Apex est un survival thriller tendu qui mélange traque humaine et enquête macabre dans un cadre aussi inattendu qu’hostile. Le film suit une alpiniste marquée par la perte brutale de son mari lors d’une expédition en Norvège, un traumatisme qui la pousse à fuir et à se reconstruire en Australie, loin des sommets glacés mais pas du danger. Très vite, ce nouveau départ bascule lorsqu’elle devient la cible d’un psychopathe déterminé à la traquer, transformant les paysages sauvages en terrain de chasse oppressant. La mise en scène joue habilement sur ce contraste entre immensité naturelle et menace invisible, utilisant les grands espaces australiens pour accentuer l’isolement et la vulnérabilité du personnage. Le scénario surprend par son évolution, passant d’un pur récit de survie à une intrigue criminelle plus large, où la protagoniste découvre progressivement une affaire impliquant de nombreuses disparitions, donnant une dimension plus ambitieuse au film. Même si certaines transitions peuvent sembler un peu abruptes, l’ensemble reste captivant grâce à un rythme bien dosé et une tension constante. L’actrice principale porte clairement le film, avec une performance physique et émotionnelle crédible, traduisant à la fois la fragilité du deuil et une détermination presque instinctive face au danger, tandis que l’antagoniste, froid et méthodique, renforce efficacement le sentiment de menace. La bande-son reste discrète mais oppressante, laissant souvent les bruits naturels amplifier l’angoisse, et la photographie met en valeur des décors à la fois magnifiques et inquiétants. Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est cette double lecture entre survie personnelle et résolution d’une énigme criminelle, qui donne du relief au récit malgré quelques facilités d’écriture. Au final, Apex propose une expérience immersive et efficace, qui saura séduire ceux qui aiment les thrillers nerveux, les personnages confrontés à leurs limites, et les histoires où la traque devient autant mentale que physique.