Si Apolonia, Apolonia ne m’a pas vraiment plu, le documentaire de la Danoise Lea Glob m’a cependant intéressé par le projet même (s’immerger et nous immerger dans la vie d’Apolonia Sokol en la filmant dès ses 18 ans, jusqu’à son admission à la Villa Medicis, avec en prime des extraits des cassettes de ses parents, qui ont filmé leur propre vie, y compris leurs ébats sexuels et l’accouchement de la mère…) et par ce qu’il montre : d’abord, l’horreur du monde de l’art et la servitude dans laquelle Apolonia est obligée de tomber (il n’est pas clair si le film veut penser cela ou non, mais ce qui ressort est qu’il est assez bien fait pour laisser le spectateur penser par lui-même) ; ensuite, plus anecdotiquement, la vie du Lavoir moderne parisien, théâtre alternatif de la Goutte d’Or, qui, outre des spectacles, a accueilli quelques activistes, dont les Femen (une place centrale est donnée à Oksana Chatchko) ; enfin, les peintures d’Apolonia Sokol, mais aussi des maquettes qui ponctuent le film en schématisant en quelque sorte son contenu.