Un ingénieur agronome, dont les projets ont été rejetés par son petit village, part pour Paris où il fréquente le milieu du cinéma. Le message clairement exprimé par le film est dans l'air du temps de l'Occupation : la ville pervertit les honnêtes gens et la Terre ne ment pas, elle. Hormis cette lourdeur dans les intentions, Après l'orage se révèle plutôt aimable, amusant à l'occasion, surtout dans ses scènes provençales qui rappellent, en nettement moins bien, un certain Pagnol. Il est d'ailleurs dommage qu'on voit aussi peu Charpin, qui domine une distribution d'assez bon aloi où Jules Berry et Suzy Prim sont égaux à eux-mêmes, sans surjouer, et où René Dary peine à s'élever à leur niveau. A noter qu'il ne faut pas se fier aux résumés des différents sites qui évoquent le film : il n'y est absolument pas question de guerre (pas plus que d'orage, d'ailleurs). Après avoir tourné 12 longs-métrages en 10 ans, le réalisateur, Pierre-Jean Ducis, abandonna le cinéma à seulement 35 ans.