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Olivier Assayas revient à ses premières amours, chroniques d’une adolescence rebelle (Désordre, Paris s’éveille, L’eau froide) en bute contre l’âge adulte et l’ordre établi, et qu’il avait délaissé...
Pas le meilleur Assayas mais sûrement le plus authentique et celui qui peut expliquer les autres… Cette nostalgie, le rendu du temps qui passe… Peut-être faut-il avoir été adolescent ou adulte jeune en mai 68 pour aimer ce film. Les idéaux, l’aspiration à un monde fraternel où le partage est la valeur dominante… et les dérives rapides d’une telle pensée. Clément Métayer n’est pas forcément à l’aise dans ce rôle d’un adolescent attardé et étriqué mais les images des années soixante-dix restituent très fidèlement le souffle qui a animé cette époque, qui rend encore plus cruelle la déception qui a suivi (le choc pétrolier, la première crise, les années Mitterrand, le SIDA, la mondialisation, la nouvelle crise…) La fin ne conclut pas, bien sûr et ouvre la porte à la suite de l’œuvre de cet auteur à part entière du cinéma français d’aujourd'hui.
Créée
le 29 janv. 2014
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