Récompensé cette année par le Cristal du long-métrage au Festival d'Annecy et co-produit notamment par Natalie Portman, ce premier long-métrage signé Ugo Bienvenu nous narre l'histoire d'une rencontre pas comme les autres : celle d'Iris, une jeune fille de 10 ans vivant en 2075, et d'Arco, un jeune garçon venant d'un futur lointain, tombé du ciel et cherchant à rentrer chez lui.
L'animation française reste une valeur sûre et cette œuvre écologico-poétique en est une nouvelle preuve.
«Arco» nous dépeint le récit de deux temporalités qui ont en commun la même planète, de deux enfants "éloignés" de leurs familles respectives.
Puisant notamment son inspiration dans la filmographie de Miyazaki et de Spielberg, Bienvenu arrive plutôt bien à s'en affranchir, en développant un univers futuriste crédible avec ses propres caractéristiques (un peu comme l'avait fait il n'y a pas si longtemps «Mars Express», de manière plus adulte et dystopique), où l'ont vit dans sa propre "bulle" sans forcément prêter attention au monde et à l'environnement qui nous entourent.
Un film dont le scénario manque un peu de prises de risque, nous déroulant une trajectoire connue et par moments trop balisée, ce qui m'a empêché de vraiment lâcher prise d'un point de vue émotionnel, notamment dans sa partie finale, pourtant assez surprenante et foncièrement humaine, mais un peu expéditive.
Mais si le récit ne m'a pas autant subjugué que je l'aurai espéré, j'ai été vraiment immergé dans cette ambiance singulière et généreuse que dégage le film, qui peut compter sur une animation fabuleusement soignée et aux accents pop (ces séquences de vol, entre danger et liberté), une galerie de personnages touchants mais aussi hauts en couleurs (à l'image des Triplés, pouvant rappeler les personnages secondaires de certaines productions Ghibli, ou encore du robot nounou, pouvant rappeler un certain «Robot sauvage») et cette musique entraînante et planante signée Arnaud Toulon, aux tonalités parfois Hisaishiennes.
Histoire d'absence, de communication et du temps qui passe et nous reste sur cette Terre, une très jolie fable S-F à la «E.T./Hook», à découvrir sur grand écran.
Et parce que derrière chaque arc-en-ciel que l'on peut apercevoir se cache peut-être un écho du futur. Et une forme d'espoir. 7,5/10.