Voici de la science-fiction française dans la lignée de Tykho Moon (1996). Avec des moyens modestes et de bons acteurs. Entre Tykho Moon et Arès, il y a 20 ans d'écart pour une histoire assez proche : celle d'une rédemption dans un climat politique hostile. On peut dire que Tykho Moon est extrêmement bien produit : zéro défaut dans les moyens, dans l'histoire. Arès n'a pas cette chance.
Vingt ans, c'est le temps qu'il a fallu pour accepter l'ultra-violence. Arès de 2016 montre des combats très brutaux qui auraient été impossibles à filmer en 1996. À cette époque, un film de science-fiction ne misait pas sur l'adrénaline. Certains diront que Blade Runner comporte des scènes d'action, mais celles-ci sont très courtes par rapport aux longues déambulations du héros. Dans Arès, c'est le contraire : des combats spectaculaires et ultraviolents sont entrecoupés de très courtes scènes lentes.
Le point surprenant d'Arès est la qualité de sa vision futuriste. En 2025, rien ne semble surprenant dans le futur décrit dans ce film. En 2016, à la date de création du film Arès, il y avait encore la possibilité d'imaginer un futur différent...