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Une romancière, et un Scottish Fold sont entraînés dans le monde réel de l'espionnage où rien ni personne n'est ce qu'il semble être ...
Matthew Vaughn, parfois bien inspiré (Stardust, d'après Neil Gaiman) et plutôt en réussite jusqu'à la trilogie Kingsman a globalement montré sa capacité à chorégraphier l'action, abstraction faite d'effets spéciaux discutables et d'un volontaire mauvais goût. Argyle (losanges), et par déformation Argylle, est une référence au nom du chauffeur de limousine de Die Hard (1988), influence - comme par ailleurs Lethal Weapon (1987) - du métrage.
L'histoire est ici vaguement originale et bêtement décomplexée, tout particulièrement pour sa deuxième moitié.
Si le film est considéré maladroitement comme autre chose qu'une comédie, il garde un capital sympathie indéniable et un peu de la fougue de ses prédécesseurs, le brio en moins.
L'interprétation, à de rares exceptions, est correcte.
Bryce Dallas Howard et son auguste séant arrive à faire croire qu'elle n'est pas qu'auteure de romans.
Sam Rockwell, rarement crédible, endosse ici un rôle qui lui convient.
Samuel L. Jackson à son habitude vient cachetonner et est ponctuellement exubérant.
Henry Cavill et John Cena semblent un peu perdus, sobrement.
Coupes de cheveux et costumes accompagnent bien entendu exagérément le côté décalé du spectacle.
Les décors et sites conviennent (Grèce, Baléares et Royaume Uni)
La bande-originale est bien choisie, pour évoquer le deuxième degré.
Les clichés vont bon train, les films d'agents secrets et d'espionnage sont joyeusement pastichés.
Voulant plaire et être original Argylle est décidément trop long et en fait souvent inutilement à l'excès.
La fin du récit, ouverte et réussie, confirme l'intention de suites et l'inclusion éventuelle d'autres histoires de cet univers.
Créée
le 10 mars 2024
Critique lue 246 fois
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