Arisaka
6.1
Arisaka

Film de Mikhail Red (2021)

Un témoin, placé sous protection policière, est pris pour cible. Une policière, seule survivante de l’attaque, est hébergée par une famille indigène. Mais ses assaillants sont à ses trousses… Arisaka (du nom d'un célèbre fusil japonais) coche plusieurs cases familières : le thriller, le western et le Revenge Movie, version féminine. Sous cet aspect, rien à redire, c'est d'une efficacité redoutable, avec quelques effets gore pour allonger la sauce. Mais il y a plus, bien que de manière contingente, avec la présence de membres de la communauté indigène Aeta, qui vivent en marge de la société (quelque peu idéalisés, mais bon), et l'évocation indirecte d'un épisode douloureux de l'occupation japonaise durant la deuxième guerre mondiale. Tout cela, en sus de paysages somptueux et d'une pointe de mysticisme, contribue à rehausser le niveau de ce film, dirigé par Mikhail Red, un cinéaste philippin de 30 ans à peine qui a déjà réalisé 8 longs-métrages. Et n'oublions la prestation XXL de Maja Salvador qui poursuit concomitamment des carrières de chanteuse et d'actrice.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)

Créée

le 4 déc. 2021

Critique lue 895 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 895 fois

1

D'autres avis sur Arisaka

Arisaka

Arisaka

8

Kowalsk

342 critiques

Une femme à abattre

Du cinéma philippin récent on connait surtout —et à juste titre— Brillante Mendoza, mais sans doute faudra-t-il compter un jour avec le jeune Mikhail Red, tant Arisaka, sélectionné au festival de...

le 17 janv. 2022

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8131 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8131 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8131 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021