Voilà donc à quoi peut encore rêver le fameux cinéma d’auteur français disparu depuis quelques années : la simplicité. Arrête ou Je Continue n’est pas « choral », ne se rêve pas plus ricain que les ricains, ne lorgne pas vers la comédie populaire sans avoir l’air d’y toucher. Sophie Fillières croit ici en des ingrédients qui ont fait un temps la gloire de notre cinéma : le jeu d’acteur (Amalric et Devos, sans doute les meilleurs de leur génération) et la précision des dialogues. Le reste (détachement face au drame, situations cocasses et imprévisibles), c’est le bonus qui rend Arrête ou Je Continue si attachant.