Dernière victime du Grand Confinement, Artemis Fowl débarque directement sur Disney+ sans passer par la case cinéma...
Alors, qu’est-ce que tonton Kenneth nous a donné aujourd’hui ? Habitué à l’exercice de faire des commandes Disney en un rien de temps ( le surprenamment joli Cendrillon ) il se retrouve aux commandes d’une Nième adaptation de roman pour ado-pourri-gâté qui a déjà plusieurs suites au cas où...
Un récit pas original une seule seconde, confectionné de 150 clichés cousus ensemble, le héros génial mais incompris, la vie-secrète révélée, un monde parallèle que personne ne soupçonne, les ennuis qui commencent mais ne vont nulle part parce qu’on en garde sous le coude pour les suites, les amis charismatiques et bienveillants, une chef-méchant fringuée n’importe comment...
Mais comme Disney a racheté le projet et a bossé dessus pendant des années, faut sortir un truc. Alors hop ! Super Kenneth à la rescousse !
Et ma foi il s’en sort pas mal, car il tire le récit vers le haut. Le design, le cadre, le rythme, les seconds rôles truculents... tout est mis pour oublier la médiocrité de cette histoire sans relief, où les enjeux les plus importants sont remis à plus tard en cas de succès, et les MacGuffins à peu près incompréhensibles...
Artemis Fowl est un projet sympathique qui ne ravira personne, mais fait son travail de passer 90 minutes sans trop bailler. Est-ce qu’on pourrait exiger mieux ? Carrément. En 2020 ? Pas sûr...