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Maligningite
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le 30 juin 2022
Ainsi démarre ma saga ultra-personnelle des oeuvres cinématographiques sur lesquelles l'humanité doit se pencher pour ne pas retourner à l'âge de pierres. Ces films qui nous permettent de connaître la texture et le goût de la merde sans même y gouter. Ces films qui nécessitent le développement de vaccins thérapeutiques suite à une épidémie de pertes de vues massives. Ces films qui peuvent pousser l'homme le plus heureux du monde à se jeter sous un TER arrivant à quai dans l'espoir d'une mort lente. Car oui ces films existent !! Des individus sensés, doués d'intelligence et profondément malveillants ont travaillé dessus et ont accepté d'y investir de leur argent, non sans douter d'un futur retour sur investissement. Ces critiques trouvent leur fondement dans une volonté de poursuivre l'évolution de l'homme moderne, ce que je fais, je le fais pour vous ! Car ces personnes veulent nuire à votre bien-être en se revendiquant acteurs du cinéma. Voici mon premier combat avec Arthur, Malédiction produit par Luc Besson :
2 ans après le rachat d'Europacorp passé sous pavillon Américain, Besson désormais actionnaire minoritaire de l'usine à navet qu'il a crée semble prêt à tout pour afficher sa contrariété au risque de piétiner son propre empire dont la qualification d'échec ne serait qu'un doux euphémisme. A la manière d'un volcan en activité, les tremblements de merde qu'il a produits ces dernières années n'étaient que les prémices d'une puissante éruption qui choquerait l'industie entière. L'annonce du projet même avait de quoi surprendre, pourquoi s'attaquer à une oeuvre ayant marqué une génération d'enfant si ce n'est aspirer à des desseins semblables à ceux du IIIe Reich et passibles de crime contre l'humanité. Mais avant touche chose, il est essentiel de remonter un étron à son colon. Produit avec un budget de seulement 2.2 millions d'euros, le film serait tiré d'un scénario original rédigé par un groupe d'étudiants de sa propre école. Croyez moi que si la promesse d'adaptation au cinéma du meilleur/moins pire scénario s'impose comme une juste récompense pour un étudiant en cinéma, il n'en reste pas moins pour eux une leçon amère de la cruelle réalité que représente l'industrie après un échec au cinéma, belle leçon Luc !
Que ce soit bien clair, je ne m'attellerai pas à la tâche délicate d'analyser ce fameux scénario. D'une part, cela reviendrait à me remettre en mémoire les détails de cet insupportable calvaire d'1h25 et je n'en ai aucune envie. D'autre part je me refuse à alimenter votre curiosité en y intégrant des notions qui vous paraitraient trop familières ou à votre goût. Car oui il y a des codes et des clichés qui parlent à tout amateur de film d'horreur, un groupe de jeunes aux personnalités bien distincts et sur-caricaturés, des screamers encore plus prévisibles que l'anecdote de ma grand-mère chez le boucher ou les meurtres progressifs de ces jeunes dépourvus de lucidité et d'éventuelle capacité de survie face ou même en l'absence de danger.
Si le film intègre bien ces mécaniques, il ne saura aucunement rassasier votre soif malsaine de peur et d'angoisse car il souffre de défauts bien trop récurrents et visibles que même un aveugle sous LSD saurait remarquer. Entre plans aléatoires, faux raccords permanents et des acteurs malaisants au possible dans leur jeu, Arthur malédiction constitue un parfait exemple de choses à ne pas faire sur le plan technique, à montrer dans toutes les écoles...
Mention spéciale au policier de la fin qui, luttant courageusement contre un AVC, est le révélateur du plot twist le plus inattendu de ces dernières années, et je pèse mes mots !!
Néanmoins, si l'envie vous prend encore de le visionner, sachez masochiste que vous êtes qu'il vous faudra compter au moins 1 heure avant d'entrer dans cette atmosphère pseudo horrifique à l'américaine qui donnera enfin un ton comique et surtout un peu d'intérêt au film. Mais avant cela, préparez-vous à une séquence introductive (3/4 du film) baignée d'une gêne permanente, en grande partie liée au jeu des acteurs qui mériteraient presque leur funeste sort.
Passons au procès, à qui incombe la responsabilité de ce crime pervers ? Le bruit court que le réalisateur Barthélémy Grossmann, à qui on devrait logiquement jeter la première pierre, ne semblait pas avoir la mainmise sur son métrage. Preuve du chaos que constitue le projet de son écriture au crayon papier, du tournage filmé au blackberry jusqu'au montage final sur Movie Maker. Considérons donc que le malheureux fut envoyé au bucher par son bourreau de producteur qui n'a pas hésité à y envoyer sa propre fille jouer les aguicheuses de service en guise de charbon, ne lui restant plus qu'à allumer la mèche en annonçant le film au cinéma et provoquer un incendie d'insultes à son égard ! (ok j'arrête avec la métaphore du feu mais bon ça relève de la pyromanie).
Ainsi, je vous implore, cinéphiles naifs que vous êtes, de passer votre chemin en ce qui concerne ce film. J'admets que certains savent trouver leur public, Arthur Malédiction n'entre pas dans ces marchés de niche, simplement car il n'est sur aucun marché ! Mais si vous pouvez me convaincre que vous appréciez les mauvaises productions non revendiquées mélangeant horreur qui n'est est pas et malaise non voulue, alors ce film est fait pour vous. Mais pensez à consulter, c'est important.
Créée
le 13 juil. 2025
Modifiée
le 19 juil. 2025
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