Arthur Newman (2013) partait avec une idée intrigante : celle d’un homme qui fuit sa vie pour en recommencer une autre. Sur le papier, un road-movie introspectif porté par Colin Firth et Emily Blunt avait de quoi séduire. Mais au visionnage, c’est une déception.
Le scénario, trop timide, n’explore jamais vraiment les thèmes qu’il effleure : identité, solitude, réinvention. Le rythme est lent, mais sans la densité émotionnelle qui pourrait le justifier. Résultat : une histoire qui tourne à vide.
Firth et Blunt font ce qu’ils peuvent, mais leurs personnages manquent de profondeur. On sent une alchimie, quelques moments sincères, mais l’écriture ne suit pas. La mise en scène, elle aussi, reste lisse et sans relief.
Ce n’est pas un désastre, mais un rendez-vous manqué. Ma note de 3/10 traduit surtout une frustration : celle d’un film qui avait tout pour marquer, mais ne laisse finalement qu’un souvenir flou.