Pas très friand de ces films à la Koyaanisqatsi/Samsara qui visent l’exhaustivité en assenant, à grand renfort de musiques lourdingues, un discours obscur (car indirect) et qui démontrent surtout un certain niveau de cynisme, d’hypocrisie, voire, comme ici, de xénophobie.
Je préfère les documentaires sans paroles quand ils traitent d’un sujet unique laissant place à un minimum d’identification et d’empathie (et éventuellement dénoncer des pratiques de personnes favorisées, non une population ou une culture dans son ensemble). Le film s’éloigne de cette approche et propose une vision orientée des choses. Il a le bon goût par exemple de laisser la musique porter un jugement sur les images plutôt que d’utiliser la parole pour assumer un point de vue.
La société chinoise nous apparaît à travers mille petits bouts de la lorgnette. Génie du hors contexte servant un sujet qui les dépasse. Jessica Kingdon n’est pas Chinoise, assurément. Notons l’audace un peu ironique de traiter ces individus d’esclaves quand on réalise un film exploitant leur image, leur présence, leur naïveté et leur travail.
Commentaire ✮✮✮✰✰ complet à lire sur La Saveur des goûts amer
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