Véritable ovni du festival d'Alès 2011. Animée par des personnages intrigants dans une atmosphère troublée et troublante, cette oeuvre trouve toute sa froideur dans une photographie blafarde et des compositions rectilignes, la plupart des décors rappelant singulièrement les ambiances d'hôpital avec la blancheur écoeurante de toutes les constructions. Il y règne un climat morbide et malsain, les protagonistes ne ressentent ni émotion, ni quelconque affection les uns envers les autres. C'est donc avec un certain dégoût que le spectateur ressort de la projection de ce film à la fois perturbant mais aussi particulièrement captivant.