C'est le troisième film que je visionne et que j'identifie comme étant grec. Aucun de ces trois films (Strella, Canine et Attenberg) ne faisait démonstration de personnages qu'on pourrait qualifier de socialement acceptables.
Si le film Strella s'enfonçait dans le glauque dégueulasse, le film Canine, lui, bien que glauque et froid, était intéressant en tout point de par son concept.
Venons-en à ce film. Son visionnage m'a été assez désagréable, et il m'est arrivé 5 ou 6 fois d'insulter le film. Si j'imaginais un marketeux dire la vérité sur ce film, il le présenterait ainsi :
« C'est l'histoire de Marina. Elle est bizarre, a des rituels bizarres, n'a jamais eu de relations avec un homme, et n'a comme amis que son père et une autre fille bizarre dont j'ai oublié le nom. Ah, et son père est malade aussi. »
C'est froid, c'est glauque, les personnages s'adressent la parole presque toujours comme des automates, ça ressemble à une représentation artistique. Ce film pourrait tout entier être joué sur scène (ce serait peut-être plus intéressant ainsi d'ailleurs).
Quand deux personnages sont dans la même pièce, on a l'impression que chacun demeure seul, ennuyé. Et ils trompent le vide et l'ennui de façons bien ridicules (je ne suis pas sûr de ce que le réalisateur veut démont(r)er). Le sexe apparaît comme un mode de communication presque aussi froid que le reste, et la mort c'est juste le pompon : on vit, on s'emmerde, on meurt, et tout ce qu'il reste de nous c'est des boîtes. Et de l'ennui.
Non, vraiment, je me suis fait c...