Nouvelle Critique :


J'ai revu cette pièce il n'y a pas trop longtemps, et j'avais oublié. Je m'étais ennuyé.

Cette fois c'est pas loin d'être une récidive, mais j'avoue que j'ai eu encore une fois plaisir à revoir Michel Roux et que les facéties grimacières de Prévost m'ont arraché quelques sourires par ci par là.

Par contre l'histoire et les personnages ont très mal vieilli, parfaitement tartes.

Pas le meilleur d'Au Théâtre ce soir, c'est clair. Pour les aficionados de Michel Roux ou Prévost.

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Critique de 2014 :


J'ai décidé depuis quelque temps de faire un tour dans mon passé télévisuel, de redécouvrir si l'occasion se présente des pièces de "Au théâtre ce soir". Et peut-être qu'aujourd'hui j'ai touché du doigt les limites de l'exercice ? Après avoir apprécié "Potiche", été un peu moins convaincu par 'L'amant de Bornéo", je me suis franchement ennuyé devant cette pièce. Le titre ne me disait trop rien, j'aurais dû me douter.


Mais elle avait un argument de poids : sa distribution.

D'abord, je dirais jamais assez combien j'admire Michel Roux. Je l'ai déjà dit, je le répète : j'adore ce bonhomme ! Je crois que je pourrais voir tout et n'importe quoi s'il est de la partie, par simple curiosité. Et d'ailleurs, dans cette pièce chargée d'ennuis, il est un des rares murs porteurs à rester debout. Son jeu, sa diction sont encore une fois sans défaut. Irrésistiblement, je reste attaché à cette bouille, cette voie ô combien sympathiques… L'attachement du cœur, celui qui est le plus fidèle, celui de l'enfance. J'ai grandi avec ce type, forcément je le trouve excellent, malgré un texte maigrichon.


Ensuite, j'étais curieux de voir Daniel Prévost. Aucun souvenir de l'avoir vu dans une pièce de théâtre. Voilà un acteur intrigant, au parcours pas commode à suivre. Donc oui, encore un nom au générique qui me chatouille la curiosité. Finalement, égal à lui-même, dans un rôle assez bien tenu, le comédien propose un personnage faiblard, malingre et assez drôle.


Tonie Marshall est une comédienne qui n'a jamais particulièrement tapé dans l'oeil… Quelques souvenirs dans « Merci Bernard » ne font pas surgir dans ma mémoire l'image d'une grande actrice. Cette pièce préserve ce sentiment mitigé.


Par contre, je ne connaissais pas Danielle Volle et je l'ai trouvé énergique, sûre de son jeu qui se révèle fort correct.


Non, non, ce qui cloche ce n'est pas la mise en scène de Michel Roux, non plus. Non, c'est bel et bien l'histoire et le texte pas drôles du tout. Le canevas a sur le papier quelque attrait, classique mais qui pouvait déboucher sur du cocasse, or il n'en fut rien. Deux couples vivent en voisin un épisode orageux en raison du refus obstiné d'un des hommes de se marier avec celle qu'il aime et avec qui il vit depuis deux ans. Elle préfère monter chez les voisins plutôt que de rester avec lui. L'époux du dessus, bouffé par sa femme, descend au rez-de-chaussée. Les hommes en bas, les femmes en haut : la guerre des sexes est déclarée.


Je crois fondamentalement que ces histoires de mariage, des statuts masculins et féminins dans le cadre conjugal ou non sont totalement dépassés. Les mentalités ont beaucoup changé depuis. Ce qui pouvait encore susciter le sourire en 1977 parait avoir mal vieilli aujourd'hui.


Le texte de Jean Marsan, une adaptation de Joyce Rayburn, n'a aucune saveur, aucun piquant. Les saillies sont banales, tristement grises. Les mots n'apportent rien. Tout l'humour est dans la situation, or, le vaudeville boulevardier ne présente rien d'original non plus. Peu d'éclats, beaucoup de bavardages navrants, quelques numéros comiques passablement répétitifs et inutiles.


La pièce dure 1h55 et ce n'est pas chose aisée que d'aller au bout. Je ne retiendrai de cette pièce que le redoutable ennui, pas même un sourire arraché.

Alligator
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le 4 oct. 2023

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