L'un des rares films avec Audrey Hepburn qui manquait à ma collection. Très grand succès populaire en son temps, aujourd'hui tombé dans l'oubli, « Au risque de se perdre » est pourtant à redécouvrir. Au-dela d'une nouvelle performance magnifique de l'actrice, on se surprend à s'intéresser autant au quotidien de cette nonne (une fois n'est pas coutume : titre français BEAUCOUP plus joli que l'original), aux immenses sacrifices que cette vie demande et la force qu'il faut pour garder ses convictions intactes.
La partie se déroulant en Afrique emmène l'œuvre dans une direction légèrement différente, mais soulevant des questions tout aussi intéressantes, notamment dans les relations humaines, notamment celle qu'entretient l'héroïne avec le docteur Fortunati, dont l'évolution se révèle assez imprévisible. Et ce jusqu'à un final tout aussi étonnant, à l'image d'une dernière scène magnifique, qui en dit tellement en seulement quelques secondes. Choix pour le moins inattendu, le juif Fred Zinnemann réussit son film « catholique », au classicisme « old school », soigné, élégant. Pour l'amour d'Audrey, donc, mais vraiment pas que.