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Less is lore
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Après la révolution technique du premier volet, l'attente plus d'une décennie durant du second opus, débarque, fin 2025, le troisième épisode des aventures de Jake Sully, Avatar de feu et de cendres.
La famille Sully doit faire son deuil et continuer à affronter les peaux roses, toujours décidés à regner sur Pandora et à soumettre le peuple Na'vi. Toujours pourchassés par le colonel Quaritch, qui trouve une alliée dans la figure de Varang, des choix difficiles se présentent à eux et remettent en question leur solidarité et leur union.
Il est indéniable que Cameron s'impose comme un maître des effets spéciaux. Visuellement, à l'image de ses prédécesseurs, Avatar de feu et de cendres est une prouesse technique. Pandora est un champ des possibles, le réalisateur a de quoi s'en donner à coeur joie. Mais ce qui avait fait l'innovation du premier film et la grandeur du second se perd. Finies l'exploration de cette planète, l'évolution des protagonistes et l'émergence de nouveaux personnages clés, tout est à l'état de stagnation. Des éléments auraient valu qu'on leur accorde plus d'importance, à commencer par ce peuple du feu. Eponyme, on s'attendait à voir ce peuple exploré, comme l'avait été celui de l'eaudans le deuxième volet. Mais il n'en est rien, une petite incursion sur leur domaine, une meneuse Tsahik qui devient l'accessoire de Quaritch, quelle antagoniste, et c'est tout. On cherche encore le feu et les cendres...
Quant aux personnages, ils n'évoluent que peu, et ce qu'ils parviennent à accomplir relève de l'insignifiant ou de l'impénétrable, Eywa deus ex-machina.
Alors que fait-on plus de trois heures duran ? On kidnappe des enfants, on balance des punchlines d'anthologie "on est une famille pas une démocratie", on s'évade, et on se tire dessus. Voilà, that's all et c'est regrettable car des éléments avaient matière à étoffer l'univers : le peuple de marchands nomade, les étranges pouvoirs de Kiri, le peuple du feu et son histoire rebelle, la découverte d'un moyen pour les humains de respirer l'air de Pandora et les transformations physiologiques de Spider.
Toujours aussi à la hauteur des attentes visuellement, ce troisième Avatar déçoit cependant par cette longueur répétitive qui n'apporte que peu à cet univers qu'on ne demande qu'à explorer davantage.
Créée
le 7 févr. 2026
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