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Less is lore
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le 20 déc. 2025
Nous revoilà sur Pandora, trois ans après La Voie de l’eau.
Et franchement, c’est toujours un immense plaisir de replonger dans cet univers hors norme façonné par James Cameron. Qu’on apprécie ou non la saga Avatar, une chose est incontestable : la claque visuelle est, une fois encore, absolument monumentale. Seule une mauvaise foi assumée pourrait nier ce constat.
Mais avant d’aller plus loin, permettez-moi un coup de gueule. Non pas contre le film, mais contre sa sortie. Comment expliquer qu’un long métrage déjà écrit et déjà tourné depuis des lustres ait pu être impacté par la grève des scénaristes de 2023 au point de voir sa sortie repoussée, alors qu’elle était initialement prévue fin 2024 ? C’est incompréhensible, et je suis convaincu que ce report inutile fait partie des raisons pour lesquelles l’accueil critique s’est montré plus mitigé que pour le second opus.
Pour ma part, j’ai énormément apprécié De Feu et de Cendres, qui parvient à proposer quasiment aucun temps mort, malgré une durée pourtant conséquente. James Cameron s’est clairement fait plaisir en enchaînant les séquences spectaculaires — peut-être même les plus impressionnantes de toute la franchise.
Oui, on ressent que La Voie de l’eau et ce troisième volet ont été tournés en même temps, tant les éléments du deuxième film servent ici de tremplin narratif. Mais honnêtement, cela ne m’a absolument pas dérangé.
Parmi les critiques les plus récurrentes, on retrouve l’argument du copier-coller du deuxième opus. Et là, je ne suis absolument pas d’accord. Certes, le climax rappelle les finales des deux premiers films. Est-ce pour autant péjoratif ? Pas du tout, tant le spectacle est total et généreux.
Pour le reste, je ne vois pas en quoi il s’agirait d’une redite. Cameron et ses scénaristes concluent plusieurs arcs initiés en 2022, ce qui est parfaitement logique. Ce n’est pas parce qu’une grande partie de l’action se déroule dans des lieux déjà connus qu’on peut parler de recyclage. Mais comme toujours… ce n’est que mon avis.
Autre reproche souvent entendu : le manque d’émotion. Là encore, je ne suis pas d’accord. Sans rien dévoiler, il y a au moins deux scènes qui m’ont laissé les yeux humides. Et ce n’est pas si évident, en décembre 2025, de réussir à me tirer une larme.
Enfin, James Cameron introduit le très attendu peuple des Cendres, mené par une cheffe redoutable incarnée par une Oona Chaplin littéralement habitée par son rôle. Certes, on aurait aimé explorer davantage les décors volcaniques, mais l’introduction de ces nouveaux antagonistes est globalement une réussite.
Cela dit, si la saga Avatar devait s’arrêter ici, je ne trouverais pas cela choquant. De Feu et de Cendres possède clairement des allures de point d’aboutissement, aussi bien thématique que narratif. Certes, certaines portes restent volontairement entrouvertes, laissant présager la très forte probabilité d’un Avatar 4. Mais ce troisième opus pourrait tout à fait servir de conclusion satisfaisante à l’ensemble, tant il referme plusieurs arcs importants et offre un sentiment d’accomplissement.
Bref, James Cameron n’a rien perdu de sa flamme avec ce troisième opus qui fait des étincelles.
De Feu et de Cendres est un spectacle ébouriffant. Même si, à l’issue de ce premier visionnage, je lui préfère encore ses deux grands frères. Ce qui ne signifie absolument pas que le film soit raté — bien au contraire. Comme pour La Voie de l’eau en 2022, un second visionnage s’impose afin d’affiner un avis qui restera, quoi qu’il arrive, résolument positif.
Créée
le 27 déc. 2025
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