Baaghi 4
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Baaghi 4

Film de Harsha (2025)

Je ne sais pas ce que valent les 3 autres, mais…

Baaghi 4 joue la carte de la production value avec décors, figurants, cascades et effets visuels – et quelques énormes fails comme un tigre en image de synthèse moche comme tout et mal incrusté.

Donc Ronnie, c'est Tiger Shroff, aussi bien gaulé que mauvais acteur qui veut retrouver sa fiancée disparue en prenant la pose avec une voix ténébreuse – ses répliques forment une anthologie de débilité virile. Mais en fait tout le monde y compris son frère lui disent qu'il a rêvé car il a toujours été célib'. Les lignes qui suivent vous épargnent 1h30.

En fait il a rencontré une fille incroyablement belle, mais pas Sonam Bajwa qui se fait dézinguer par les méchants dans la 2e partie. Mais Alisha, la fille incroyable qui porte si bien les nez de clown, a tapé dans l'oeil d'un criminel car elle ressemble à feu sa meuf. Le criminel a fait disparaître Alisha et veut faire croire à la suite d'un pari que Ronnie oubliera Alisha. Ca vous semble idiot ? Ca l'est.

Ronnie va remuer ciel et terre pour faire triompher sa vérité et la justice en tuant la moitié de Chandarah City à l'arme blanche tout en nous montrant vraiment beaucoup ses abdominaux. Donc c'est violent, mais ça c'est pas grave. C'est même drôle de voir le méchant très méchant qui ressemble à Bud Spencer – de loin. Donc c'est gratuit, et c'est plus gênant car les morts s'entassent avec une légèreté qui tue un peu l'intérêt.

C'est long et un peu moche, heureusement ça finit par une chanson :-), mais elle est au vocodeur :-(

Bref l'alliance habituelle de sentiments neuneu et d'ultraviolence qui fait apparemment les délices du public indien tout en donnant l'impression d'avoir été écrit par un enfant de 12 ans. Un exemple ? Première séquence : le héros voit sa voiture pyrotechniquement balancée en l'air avant de finir écrasée sur les rail par un train. Séquence deux : le héros se réveille à l'hôpital avec une cicatrice au dessus de l'arcade sourcilière. Et c'est ok.

Kojeve
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le 1 oct. 2025

Critique lue 24 fois

Kojeve

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