Deux ans avant leur formidable diptyque westernien (composé de L'OURAGAN DE LA VENGEANCE et surtout THE SHOOTING), Hellman et Nicholson crapahutaient dans la jungle philippine pour un petit film de guerre fullerien (entendre "court, fauché et désabusé"), financé par Robert Lippert et tourné en "back-to-back" avec FLIGHT TO FURY.

Le plus gros problème, ici, c'est que Nicholson ne tient pas le haut de l'affiche, qui revient à Jimmie Rodgers, Elvis du pauvre reléguant ses compagnons d'arme au second plan (dont John Hackett, co-scénariste et fidèle de Nicholson pendant 30 ans), alors que c'est clairement avec eux que le film recèle ses meilleurs moments, faits de regards évocateurs et de punchlines bien senties sur l'homme en temps de guerre.

Mais il en fallait plus pour démonter Hellman qui, malgré ce leading cast en carton, parvient à mener sa barque à bon port en capturant l'essence de chaque scène, le temps d'un plan ou 2.
Largement suffisant pour mériter le coup d’œil, 50 ans plus tard.

Créée

le 11 juil. 2014

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Reznik  DG

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