Bamako est un film particulier parce qu'il n'y a pas du tout le côté clinquant de la mise en scène des films de procès qu'on a l'habitude de voir.
Là c'est brut de décoffrage et une partie du film a été improvisée. Cela donne lieu à des moments d'une authenticité rare et même si le film finit en quelque sorte par radoter, le propos politique est passionnant.
Le passage de faux Western, Death in Timbuktu, est plutôt bien fichu et s'intègre bien à ce que raconte le film. C'est je crois ce qu'il y a de plus surprenant dans la structure du film, en plus du dispositif lui-même.
Ça met en lumière les conditions de vie au Mali l'air de rien, et sans être un film immense formellement, j'ai trouvé que c'était intéressant à regarder.