Une jeune femme se rend à Detroit pour un entretien d’embauche et loue une maison le temps de son séjour. Mais en prenant possession des lieux, elle découvre que la maison a déjà été louée à une tierce personne, résignée, elle accepte d’y passer la nuit mais elle n’est pas au bout de ses surprises…
Exploité en salles en Amérique (du nord et du sud), il est plutôt regrettable que nous, pauvres européens, nous ne puissions en bénéficier dans les meilleures conditions. Et pour cause, Barbare (2022) a finalement écopé d’une diffusion sur la plateforme Disney+ et c’est vraiment dommage, car rares sont les films de genre qui sortent du lot et méritent d’être vu sur grand écran (c’est d’autant plus surprenant qu’avec un budget de 4 millions $, sa sortie en Amérique lui a déjà rapporté plus de 10 fois sa mise de départ, compte tenu de son succès en salles, il y avait fort à parier que le bouche à oreilles aurait permit un joli succès chez nous).
Zach Cregger séduit d’entrée de jeu et ne relâche jamais la pression, c’est assez fascinant de voir avec quelle facilité le film parvient à nous tenir en haleine, jamais le film n’arrive à être prévisible (pour peu que vous n’ayez pas vu la bande-annonce ou le moindre teaser, ce qui fut mon cas). Barbare (2022) nous entraîne dans les méandres d’une bicoque d’un quartier de Detroit livré à l’abandon. Plus les protagonistes prendront le risque de s’aventurer dans chaque recoin et plus nous allons découvrir l’effroyable qui se terre
(et accessoirement, y découvrir les ravages de la consanguinité).
Le véritable tour de force du film réside dans sa mise en scène, qui nous entraine lentement mais surement dans l’horreur, avec la découverte de la
« maman » et son irrépressible envie d’allaiter ses nouveaux locataires.
Seule ombre au tableau (et pas des moindre), le climax final qui semble avoir été expédié et entre en totale contraction avec l’ensemble du film auquel nous venions d’assister.
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