Sorti dix ans après le deuxième volet, Barbershop : The Next Cut tente d’ouvrir son concept de salon concentrant deux générations en concurrence à trois générations, intégrant cette fois le fils de Calvin, tout en témoignant de l’évolution politique et sociale du sud de Chicago alors gangrené par la violence et les gangs rivaux. Intentions louables, pour un résultat qui ne vaut pas grand-chose, la faute à une mise en scène approximative qui exagère tout – même les conflits conjugaux sonnent faux – et à un montage qui charcute ses plans et accumule les joutes verbales sans les lier les unes aux autres. Ce troisième opus manque cruellement d’enjeux, navigue à vue et étire avec exagération ses séquences de discussion dans l’espoir de décrocher un sourire. Si le plaisir de retrouver l’équipe des deux premiers volets est bien là, il n’est que de courte durée et condamne ledit film à s’agiter dans l’ombre de son aîné, œuvre la plus maîtrisée des trois et qui aurait dû se suffire à elle-même.