Premier film de Bong Joon-ho, que le cinéaste coréen renie à demi-mot. Une comédie noire qui contemple la pauvreté, et notamment tout l'ennui et l'absurdité qui l'entourent.
Loin d'être une simple œuvre mineure et oubliable, le long-métrage parvient déjà à capter l'intérêt du spectateur, à travers une réalisation soignée, une narration visuelle ingénieuse et des idées scénaristiques véritablement malines. En plus d'une BO jazzy qui fait bien plaisir.
L'ensemble est malheureusement plombé par une première heure sérieusement chaotique dans son rythme. Les scènes s'étirent beaucoup trop, portées par des dialogues pas franchement passionnants. Cette très lente mise en place débouche heureusement sur une seconde moitié bien plus divertissante, ponctuée de payoffs particulièrement satisfaisants. Tous les arcs narratifs se rebouclent ainsi, dans une chorale aussi drôle que touchante.
Un premier long très imparfait donc, mais qui annonçait déjà clairement un réalisateur à suivre. Et ça n'a pas manqué, puisque ce même cinéaste a livré un certain Memories of Murder trois ans plus tard...
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