Ce type de films exotiques à l'orientalisme tout en clichés a peut-être plu en son temps. A le revoir aujourd'hui, il ne lui reste plus que son insignifiance et un scénario d'une pauvreté et d'une banalité qui nous plongent dans l'ennui.
Rex Ingram n'a guère que le mérite de tourner au Maroc, sans toutefois confier le moindre rôle important à un acteur local -la servante indigène de l'héroïne est même, semble-t-il, une afro américaine avec l'accent anglais ! Quand le film prend une apparence documentaire -très rarement- ça peut faire illusion; mais dès que la fiction reprend ses droits, le film devient indifférent.
Ce sont deux amis d'un régiment de spahis, l'un français, l'autre arabe (le russe Pierre Batcheff...), qui pourraient bien se fâcher parce que le premier butine sans le savoir la soeur du second au long d'une niaise et pudibonde amourette. Et ça ne sa fait pas -surtout que la fille a quinze quand même ! Baroud en vue entre les deux camarades? Finalement, c'est une péripétie complètement superficielle. Le vrai baroud arrivera à la fin, conséquence de l'incontournable rébellion d'un chef de tribu. Mais l'armée et les spahis veillent. L'ordinaire du film français d'inspiration colonialiste.