Antoine, policier à la BRI se retrouve muté à la BAC. Une série d’événements le ramènent vers ses anciens collègues et vont l'entraîner dans une descente aux enfers…
Elle est révolue cette époque où Olivier Marchal était un réalisateur de talent, faisant ainsi briller le polar français sur grand écran. Abonné aux plateformes de streaming, ses films sont désormais devenus insipides et parfaitement oubliables.
« La gloire est le soleil des morts. »
Après son dernier polar sans saveur et destiné à Prime Video (Overdose - 2022), Olivier Marchal récidive et retourne sur Netflix (après le viriliste et ridicule Bronx - 2020) en adaptant le roman "Flics requiem" de Michel Tourscher. Comme dans ses précédentes réalisations, le cinéaste est devenu au fil des ans un habitué des polars virils, comme s’il posait ses testicules sur la caméra. Ça pue la testostérone à plein nez et le réalisateur semble être coincé dans une image caricaturale (et irréaliste) de la police.
« Les flics s’en sortent avec les couilles propres. »
Faussement badass, avec des répliques punchline qui semblent avoir été torchées dans un PMU, entre deux grilles de quinté et une pinte de blonde bon marché. Cette pseudo guerre des polices ressemble à rien d’autre qu’un enfumage (où l’on finit par s’y perdre, faute d’y trouver un quelconque intérêt). Les répliques sonnent fausses et c’est bêtement dark. Côté interprétation, l’absence de charisme de Victor Belmondo (son jeune âge, 30ans lors du tournage, vient desservir son personnage par manque de crédibilité) et Yvan Attal qui surjoue avec sa voix grave (qui change d’une scène à l’autre) s’avère plus ridicule qu’autre chose.
Les années passent et Olivier Marchal s’enlise dans une caricature grossière de la police. C'est désormais un lointain souvenir que de se remémorer, 20 ans en arrière, ce qu'était la belle époque de feu 36 quai des Orfèvres (2004).
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