Un dessin animé pour ainsi dire inégalé...
A l’instar des réalisations de Tim Burton, Batman contre le Fantôme Masqué est un film d’animation profondément gravé dans mon enfance, peut-être plus encore que les films lives.
Et même encore aujourd’hui, en adoptant un jugement plus objectif, ce qui dénote de cet état de fait c’est cette foule incroyable de détails revenant avec aisance en mémoire, d’autant qu’il faut bien le dire… quel pied !
En ce sens, revoir cette production animé de Eric Radomski et Bruce W. Timm est un pur plaisir, celle-ci remplissant parfaitement son statut de divertissement, tout en s’inscrivant avec un réel brio dans le paysage audio-visuelle de Batman ; il ne serait d’ailleurs pas malvenu de qualifier ce Mask Of The Phantasm de nec plus ultra dans le domaine des adaptations animés du Chevalier Noir (ou l’un des meilleurs tout du moins, d’ici que je me remette à jour), tant celui-ci est une réussite sur bien des plans.
D’abord au niveau de la forme, l’animation étant de qualité, dynamique et encore de nos jours largement appréciable, ce qui est des plus louable pour un dessin animé vieux de 20 ans ; ensuite, la BO est un régal, véritable morceau d’epicness renversant, il va donc sans dire que cette excellence sonore s’accorde à merveille au visuel savoureux.
Un contenant quasi-irréprochable en somme, mais quid du contenu ?
Pour commencer il convient de souligner qu’on tient là une œuvre fidèle à l’esprit du comics, tout en se voulant plutôt complet au niveau scénaristique, à la trame principale s’ajoutant d’ingénieux flash-back entourant la jeunesse de Bruce Wayne (naissance de son alter-égo et Andréa Beaumont).
L’intrigue quant à elle est convaincante, et il advient même qu’elle est assez bien ficelée ; ajoutez à cela une ambiance jouissive pour le moins sombre, et vous obtenez ainsi un dessin animé ne payant pas de mine, car au final nettement supérieur à d’autres adaptations lives (d’autant plus que le final est… somptueux).
Néanmoins, celui-ci ne se départage pas d’un humour tout autant bienvenue, notamment (et surtout) au travers d’un Joker démentiel, aussi inquiétant que tordant ; certaines scènes mêlent ainsi avec virtuosité un aspect burlesque, décalé, à un pan plus noir, où la mort rôde.
Concernant les autres personnages principaux, c’est un Bruce Wayne en proie au doute et donc non invincible qui tient le haut de l’affiche, mais sans pour autant occulter les apparitions jubilatoires du Fantôme Masqué et du Joker, formant ainsi un trio de figures charismatiques servant pour le mieux le film.
Enfin, et dans une même veine, rendons hommage au doublage VF de qualité, mémorable même, avec entre autre une prestation magnifique de Pierre Hatet…
En conclusion, Batman contre le Fantôme Masqué est un must-have d’animation, une réalisation à l’image de la série animée culte Batman The Animated Series, également réalisée par Eric Radomski et Bruce W. Timm.
Un classique donc, et une VHS que je ne suis pas prêt d’abandonner !