C’est l’histoire d’une fille qui rigole tout le temps et qui nage dans le ‘bonheur’ (ololol) à moins que ce ne soit la simple ‘joie de vivre’ (crololol) !… d’un certain côté, il en faut pour faire son boulot d’institutrice, partager l’appartement avec sa colocataire, se troncher au moins une fois par semaine (et plus si affinités), se coltiner la petite et la grande soeur.
Le quotidien de bien des gens « heureux » et toujours de bonne humeur en somme… même si ça semble outré et trop « beau » ou plutôt bien trop con pour être vrai. Quoique…!
Le problème rédhibitoire est cependant le suivant : a-t’on envie de voir ça à l’écran ? est-ce vraiment intéressant ? on peut se poser la question qui concerne d’ailleurs de nombreux films du genre ‘social’… Le moniteur aigri de l’auto-école est le seul ‘bémol’ dans la vie toute guillerette de Mademoiselle Fou-rire, car il est son exact contraire et semble du coup infiniment plus réaliste ou crédible qu’elle.
Un professionnel du ciboulot ne manquerait pas de faire remarquer que la névropathe, c’est elle, car elle surcompense à plein régime tout en essayant de ramener le monde entier… à sa vision hystéro-hilare du monde.
En tout cas, cette situation conflictuelle efface son sourire, au moins pour un temps, chouette ! Il s’agit du seul bon point du film, toute cette partie avec le moniteur de conduite qui met en opposition le type dégoûté et la fille béate tête à claques, perdue dans son univers plein de couleurs et de blagues.
A part cela, le film ne fait qu’énumérer la litanie répétitive du bonheur de Mademoiselle Jememarre qui prend tout à la déconne. Et plus elle se marre… plus on s’emmerde ! mais qu’est-ce qu’elle prend comme came, au juste ? ç’a l’air craignos.