"Beau is afraid", c'est "Forrest Gump" sortant d'une psychanalyse castratrice de 20 ans qui rencontre David Lynch puis Eugène Ionesco.
Un tel melting-pot est forcément intrigant par moments, mais tellement plombé par un rythme souvent insoutenable et des métaphores filées sur l'emprise maternelle parmi les plus lourdes de l'histoire du cinéma que le tout m'a plus fait l'effet d'un long supplice esthétique que de l'odyssée chaotico-existentielle que le film rêverait d'être.
La sortie de son cocon horrifique n'a finalement fait que souligner davantage toutes les limites du réalisateur (je trouve déjà que "Hérédité" et "Midsommar" sont parmi les films d'horreur les plus surcotés qui soient), pour ce qui constitue sans doute l'un des "suicides commerciaux" les plus spectaculaires qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années (respect donc à A24 pour soutenir tout de même ce genre de projets voués à une incompréhension pour le moins justifiée).