De retour en Géorgie, Helen, 25 ans, cherche un travail en lien avec la production cinématographique. Elle est engagée comme assistante par un réalisateur. George Ovashvili, auteur notamment de L'autre rive et du splendide La terre éphémère, revient avec un film qui ne ressemble à aucun de ses précédents, plus proche dans la forme d'un Hong Sang-soo, dans une intrigue flottante très riche en ellipses et en mises en abyme. Ce sont plusieurs conversations qui font avancer le récit, qui s'éloigne peu à peu du réalisme pour s'approcher du fantastique. Le film fascine par son élégance et sa fluidité, dans une ambiance douce, et semble aussi bien s'interroger sur le sens de la vie que sur la nécessité de faire du cinéma, dans le difficile contexte géorgien. Le héros du film, qui exerce le même métier que George Ovashvili, et que le succès a fui, de même que l'inspiration, lui ressemble ouvertement, exprimant ses doutes sur l'utilité de continuer et envisageant le suicide. Si l'on accepte de prendre la route avec ce metteur en scène et la belle Hélène qui l'accompagne, c'est l'occasion d'un voyage vers l'inconnu, un peu déconcertant, mais lesté de sensations et d'interrogations multiples. Et comme après un lent et aventureux périple, l'on revient apaisé et heureux d'être sorti de son confort.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)

Créée

le 19 janv. 2023

Critique lue 81 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 81 fois

Du même critique

As Bestas

As Bestas

9

Cinephile-doux

8163 critiques

La Galice jusqu'à l'hallali

Et sinon, il en pense quoi, l'office de tourisme galicien de As Bestas, dont l'action se déroule dans un petit village dépeuplé où ont choisi de s'installer un couple de Français qui se sont...

le 28 mai 2022

France

France

8

Cinephile-doux

8163 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8163 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021