2
il y a 6 jours
SuivreCritique de Belle par JonhkebabVK
Un thriller à la française ! Les bases sont posées, on lance plusieurs pistes et le mot FIN arrive ! Pas de réponses, pas de conclusions, démerde-toi avec ça…
C'est marrant quand un réalisateur accusé d'agression sexuelle fait un film là-dessus, en général c'est pour se défendre.
Ici, ben c'est un peu flou. La fin peut signifier plusieurs choses : il a toujours été innocent et ce coït raté montre qu'il est perturbé par ce qu'il vient de vivre, il ne peut plus faire l'amour à une femme sans repenser à cette jeune fille étranglée ; il a tué la jeune fille et a failli recommencer avec cette femme, il s'est arrêté à temps, quand il tue il est différent, d'ailleurs le personnage est tout mou tout le film et se réveille uniquement quand il se met en mode prédateur ; il n'a pas tué Belle mais toute cette histoire l'a rendu fou au point d'être tenté de devenir ce que les gens pensaient qu'il était (ou pensaient qu'il n'était pas). Moi j'ai plutôt tendance à penser qu'il a tué Belle, ça serait plus logique, compte tenu de la scène de crime, la bizarrerie du personnage qui s'emporte seulement quand on lui demande s'il en pinçait pour elle, les indications dans le téléphone de la victime, le fait qu'à la fin il monte un tout autre visage quand il décide de retrouver la rouquine et de la draguer jusqu'à poser ses mains sur son cou, avec ensuite comme une absence. Le roman d'origine, que je n'ai pas lu, monterait plutôt comment un homme ordinaire peut devenir le monstre que tout le monde croit suite à une affaire où il est accusé à tort d'un meurtre.
Bon, pour ce qui est du scénario, je trouve le récit palpitant jusqu'au verdict du juge. Les personnages sont intéressants, les situations, les dialogues. La fin, par contre, je trouve qu'elle n'apporte rien. Parce que l'ambiguïté était déjà là sans que le réalisateur n'ait pris la peine de le surligner. Là c'est comme s'il voulait confirmer l'ambiguïté au cas où on n'aurait pas compris que c'était ambigu. C'est idiot. Puis l'intérêt de ce film, c'est aussi ce personnage complétement détaché, un cousin de l'étranger de Camus peut-être ? Alors le rendre si sûr de lui, si entreprenant à la fin. Et puis c'est dommage de toujours associer les 'kinks' (je trouve les termes 'déviances sexuelles' trop moralisateurs) aux criminels. Le type est voyeur ? Bah, en même temps sa voisine est à poil à la fenêtre, pour moi le vrai voyeur va chercher à voir plus, pas juste se contenter de ce qui se présente à lui, donc c'est même pas un vrai voyeur. Quant aux déclarations de la jeune fille, vu qu'on suit le mec non stop et qu'on le voit tout lele temps dans les vapes, difficile de la croire. Enfin, on le voit fixer cette chaînette à la cheville (cette partie est amenée bizarrement, d'ailleurs), pour moi c'est autre chose que du voyeurisme, un autre kink. Mais soit.
La mise en scène est bizarre. J'avais pas vu que c'était Jacquot. Je m'attendais à un jeune cinéaste au vu des nombreux pano bizarres dans le film : un personnage se barre, la caméra le suit puis revient brutalement au premier plan, ça bouge beaucoup trop pour pas grand chose. Puis ce plan séquence à la fête assez bizarre d'un point de vue sonore, parce que tout le monde parle tout bas en bon figurant, mais du coup on ne ressent absolument pas l'ambiance de fête. Sinon, pour le reste, quand Jacquot fait pas n'importe quoi, c'est sobre et solide, avec des plans qui durent ce qu'il faut, un rythme un peu lent mais qui hypnotise. Et puis Canet est excellent. Il bonifie vraiment avec l'âge. C'est maintenant qu'il devrait tourner Narco, parce qu'on dirait vraiment la suite de ce film avec ce personnage tout mou.
Bref, pas fan de la dernière partie qui n'apporte rien, pour le reste, c'est un polar sympatoche.
PS : ha oui mais en fait, le film a été tourné avant sa mise en examen. Donc dans ce cas, ça peut bien être lui le coupable. Mais à coup sûr, le film aurait été fait après son inculpation, le héros aurait été innocenté.
Créée
le 7 août 2026
Critique lue 51 fois
2
il y a 6 jours
SuivreUn thriller à la française ! Les bases sont posées, on lance plusieurs pistes et le mot FIN arrive ! Pas de réponses, pas de conclusions, démerde-toi avec ça…
5
le 16 janv. 2011
SuivreLa première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...
5
le 3 janv. 2016
SuivreQuand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...
10
le 22 févr. 2014
SuivreQuand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème