Gagnant le grand prix du Jury au PIFFF, Bellflower raconte l'histoire de deux amis californiens dont la vie tranquille va être perturbée par l'arrivée d'une fille. Très juste dans sa peinture de l'amitié pour des personnages par ailleurs attachants durant 45 minutes, le long métrage va alors souffrir d'un problème : la motivation principale de son auteur. C'est à dire que le réalisateur de la chose s'est mis en tête de faire son film... après s'être fait méchamment largué par une fille.
En vient donc le plat de résistance, la seconde partie du film dans lequel le personnage va se faire larguer, incident banal provoquant alors un véritable apocalypse dans la vie de nos héros.
Tandis que certains clameront une liberté incroyable devant la chose, il faut admettre qu'on a été atterré par tant de puérilité et de conneries (Bouhou cette sal*pe m'a quitté, et si j'allais tout casser...), le film fait surtout preuve d'un jem'enfoutisme total érigé en modèle de coolitude, en se permettant même de nous faire le coup de la partie de film soudainement zappée pour revenir à une scène passée pour nous faire comprendre clairement que tout ce qu'on vient de voir était pur fantaisie de la part du personnage. Un peu comme si les hallucinations d'Ally McBeal (on n'a pas trouvé meilleur exemple...) occupaient 20 minutes de long métrage. Et pendant ce temps là, ça cite Mad Max à tout va pour avoir l'air cool, ça laisse ses personnages se tirer des balles sans raison et surtout, ça fait la gueule devant un couché de soleil en brulant des affaires au lance flammes et en tirant des balles dans le vent pour avoir l'air vraiment trop cool.
Vous avez dit foutage de gueule?