Malheureusement ce second opus des aventures de Ben et ses amis historiens ne tient pas les promesses du premier.
Malgré un pouvoir de distraction certain, le scénario fait de bouts de ficelles tient aux épingles et manque de cohésion.
On part de l'assassinat de Lincoln pour passer par Bartoldi, la Reine Victoria, le Président des Etats Unis et arriver aux Mystérieuses Cités d'Or.
Le lien? Le pouvoir du script qui relie entre eux des personnages et des évènements au gré de ses besoins de rebondissements et de changements de lieu.
Certes, c'est la même chose dans le premier épisode mais le lien entre la Déclaration d'Indépendance et Benjamin Franklin est tout de même plus naturel qu'entre Victoria et les Olmèques.
Les difficultés rencontrées par nos chasseurs de trésors sont aussi factices que les cheveux de Nick. Un exemple simple sans trop de spoilers : Nick se retrouve à un moment donné seul avec le Président des Etats Unis (qui n'est pas un gros abruti) à propos d'un secret, les services secrets sont en panique et supposent que Ben a enlevé le Président. Il sera donc un fugitif pour le reste du film, histoire de lui mettre des bâtons dans les roues et que Harvey Keitel est plus d'une scène. Mais pourquoi ne pas dire simplement que le tunnel qu'ils cherchaient s'est fermé derrière eux. Le Président peut témoigner sans avoir besoin de révéler leur conversation. Hé bien non! C'est trop logique.
D'autre part l'antagoniste principal, interprété par le très peu concerné Ed Harris, manque de coffre. L'histoire essaie d'en faire une sorte d'alter ego sombre de Ben Gates (comme Bellocq est le reflet d'Indy du côté obscur) mais le personnage manque de réel relief et la tentative de rédemption de la fin est maladroite, extrêmement mal orchestrée et apporte encore une dose d'obstacles scénaristiques téléphonées.
On retrouve néanmoins sans déplaisir Nicolas Cage, moins sobre car il faut qu'il compense le manque d'histoire, dans un rôle qu'il affectionne manifestement, Diane Kruger toujours charmante mais elle aussi en pilote automatique, Justin Bartha charmant et drôle comme à son habitude.
Le plus grand intérêt du film est le couple formé par John Voight et Helen Mirren qui rejoint la famille Gates. Manifestement le couple des parents Gates ne va pas bien et les échanges acides se suivent pour notre plus grand plaisir. Un film sur leur lune de miel ou leur achat de canapé aurait été génial!
Le scénariste a loupé 2 opportunités de bonnes aventures : un mystère sur l'assassinat de Lincoln et la guerre de sécession et un mystère sur les amérindiens. Les 2 en même temps, c'est comme l'huile et l'eau, ça ne prend pas.
La dernière scène tente une ouverture sur une troisième aventure qui a l'air 100 fois mieux (alors qu'on ne lui consacre que 2 phrases!) mais malheureusement, elle ne verra pas la jour à causes des mauvais résultat de cet opus.
Mauvais résultats mérités : quant un film repose sur les mécanismes de son scénario, il vaut mieux que les mécanismes tiennent la route.