La rose pourpre de Shanghai.
Jackie Chan délaisse un instant les cascades suicidaires pour signer une comédie burlesque à la reconstitution soignée, l'ensemble étant volontairement naïf et bon enfant. Il faudra cependant passer sur un gros problème de rythme pour apprécier à sa juste valeur le métrage, Chan passant la majeure partie de son film aux prises avec une série de sous-intrigues comiques pas forcément follichonnes. Le montage se verra d'ailleurs amputé d'une bonne demie heure pour son exploitation à l'international, resserant l'intrigue mais dénaturant les intentions du metteur en scène. A vous de choisir donc, entre version française plus rythmée ou version longue plus proche de la vision initiale. Heureusement, Chan soigne ses chorégraphies, offrant quelques morceaux de bravoure à la fois drôle et foutrement grisants.