Alors, ça se passe dans l’Angleterre des années 80, celle des mineurs en grève et le gamin de 11 piges se découvre une passion pour la danse classique ?!… Evidemment, le gamin a perdu sa maman, le grand frère est un connard et le papa en a gros sur la patate.


Et puis, dans ce milieu viril de mineurs, la danse, c’est pas trop leur truc, vous voyez. Ce serait plutôt la bière et la boxe en fait…


On est en plein dans le film social, pétri de bonnes intentions très naïves, d’optimisme béat et de tolérance : peace and love mes frères, heal the world et patati et patata… Bon, j’anticipe un peu puisque Michael Jackson n’était pas encore blanc à cette époque mais vous voyez l’idée.


D’ailleurs, ils ne passent pas vraiment « Heal the world » mais la musique locale faisandée des années 80 aux paroles aigries et vindicatives : bref, de la soupe ringarde mais passons !


Pendant tout le film, le petit Billy répète qu’il n’est pas ‘pédé’ parce qu’il veut faire de la danse et que tous les danseurs ne sont pas des 'pédales', qu’il dit et c’est tout à fait vrai, si, si. Mais se dédouaner ainsi régulièrement et lourdement, cache je crois une certaine inquiétude dans le film !


Naturellement, passé la première heure, on devine aisément comment tout cela va se terminer : tout simplement avec de la guimauve et un angélisme merveilleux à faire mourir de honte n’importe quel production Disniaise. C’est tellement lourdingue que le temps semble bien long mais ils en rajoutent encore plusieurs couches juste au cas où…


Oui, on a bien compris le message social woke ! élevez-vous, travailleurs, dépassez le carcan de votre classe : vous aussi, vous pourrez aller danser en collants, petits chaussons et bien maquillés sur du Tchaïkovsky ! filles ou garçons d’ailleurs, LGBTQ etc, cela va sans dire !


En dehors cela dit de tout jugement de valeur et de coiffeur, je pense que le ballet est la chose la plus ridicule que l’on puisse voir : ces gesticulations affectées sont grotesques et c’est un argument que le père (et la famille) aurait pu expliquer tranquillement au jeune ado en perte de répères.


Il reste un film qui peut se laisser regarder à dose homéopathique mais pas trop longtemps d’affilée, car l’agenda socialo-chialeur-benêt à tendance SJW wokiste porte singulièrement sur les nerfs !

Broyor
1
Écrit par

Créée

le 11 août 2026

Critique lue 21 fois

Broyor

Écrit par

Critique lue 21 fois

2
2

D'autres avis sur Billy Elliot

Billy Elliot

Billy Elliot

9

Cerys

le 6 mars 2016

Suivre

L’expression batailleuse d’une âme danseuse...

Il y a dans la danse une poésie rare, Une douce romance donnant vie à l’art : La passion d’un être qui se brûle les pieds, L’expression du maître, ce souffle emprisonné. Travail, persévérance, Il...

Billy Elliot

Billy Elliot

8

maframboise

le 7 juil. 2011

Suivre

Like electricity...

J'ai beau connaître ce film par coeur, j'en ressort chaque fois bouleversée. Dès le moment où l'on comprend le rapport subtile que Billy entretient avec la danse, une relation d'abord non assumée...

Billy Elliot

Billy Elliot

7

Hunky-Dory

le 6 oct. 2011

Suivre

I was dancing when I was twelve (mission maframboise n°7)

Tout commence avec un gros plan, un gros plan sur les mains d'un gamin. Un gamin qui prend la pochette cartonnée d'Electric Warrior, l'une des meilleures choses qui soient arrivées à la musique, en...

Du même critique

The Beast in Me

The Beast in Me

1

Broyor

le 24 nov. 2025

Suivre

Critique de The Beast in Me par Broyor

Décidément, toujours le même rôle stéréotypé pour Claire Danes qui mérite pourtant sensiblement mieux que ça… Le rôle de la névropathe paranoïaque bipolaire s’avère en effet très fatigant à suivre...

Lucky

Lucky

1

Broyor

le 19 juil. 2026

Suivre

Critique de Lucky par Broyor

Je passe par hasard devant cette série de merde de chez Appeule-woke… et… arrêtez les machines ! Anya Taylor-Joy, la si étrange Taylor-Joy, c’est toujours une joie de la revoir ! je dis étrange, car...

A House of Dynamite

A House of Dynamite

1

Broyor

le 25 oct. 2025

Suivre

Critique de A House of Dynamite par Broyor

Putain mais qu’est-ce qu’elle a foutu avec la fin, cette conne ? elle est où la fin de son film ? comment on peut sortir un film sans la fin, c’est une blague ou quoi ?… c’est le stagiaire qui a chié...