Joli rafraîchissement d'un premier opus qualitatif. Le piège aurait été de repartir sur une histoire similaire dans un lieu différent mais il n’en est rien. L’intrigue est bien trouvée, une belle suite nous fait découvrir un peu plus cet univers fantastique sous-exploité dans le film de 2018.
On peut dire que le premier film était un écho de « je suis une légende » dans son scénario, cette suite, mais malheureusement, ce film l’est d’avantage dans sa construction. En effet, la discontinuité de la chronologie des scènes nous comptant l’origine de l’histoire par flash-backs réguliers est similaire au film de Francis Lawrence encore une fois. Le scénario s’y rapproche aussi à travers les troubles intérieurs du héros, nous donnant un amer goût de déjà vu sur 90 minutes. La dimension religieuse est mal utilisée, trop cliché sans réelle profondeur, ça n’apporte pas grand-chose à l’histoire contrairement aux références à la physique quantique qui font sens avec le premier film.
La production quand à elle est efficace mais parfois wtf avec des cameras épaules maladroites et des zooms sur personnages ultras kitchs. La palette de couleur est très belle, un bon directeur de photographie rehaussement largement le niveau du film avec des plans fixes apocalyptiques très puissant (comme dans je suis une…)
Un peu trop d’erreur dans la réalisation en général, et trop de facilité dans l’écriture des déplacements des protagonistes. Des scènes d’action impossibles, on pourrait croire que le scénariste a bâclé certains passages ou nous prend simplement pour des bouffons. Une mentalité plus c’est gros plus ça passe, désolé messieurs David Pastor, Àlex Pastor, même James Bond ne l’aurait pas tenté le coup de la voiture emprunté à Shutter Island.
Bref on a compris, pour les nostalgiques de l’adaptation avec Will Smith, voici une version wish très bien produite. Bird Box Barcelona se laissera regarder tranquillement avec son date Tinder afin de vite passer à la pratique en bandant les yeux d’une Barcelonaise ????????????