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La trame principale de Birdman est centrée sur Riggan, un ancien acteur ayant incarné un super-héros dans les années 90 et quasiment tombé dans l'anonymat depuis, alors qu'il tente de retrouver la célébrité avec l'adaptation d'une pièce de théâtre sur Broadway tout en surveillant plus ou moins sa fille.
En dehors d'un humour qui descend vraiment trop sous la ceinture au début du film (de façon exagérée et décalée, comparable à certaines scènes du Loup de Wall Street, sauf qu'eux avaient pris de la coke), j'ai fini par me laisser emporter par cette histoire et ces personnages un peu timbrés. Sans parvenir à la qualifier avec des termes précis et exacts, la réalisation m'a beaucoup plu, notamment grâce à des transitions dans le temps et l'espace très réussies, laissant parfois planer le doute sur la santé mentale de Riggan (la scène finale ne faisant rien pour arranger ça), et quelques scènes de clash superbes avec seulement un visage en plan fixe.
Au final, je n'ai pas senti de temps mort dans la mise en scène ou la narration, du moins pour la première moitié du film. L'arc narratif concernant Sam ne m'a pas vraiment intéressé, sans qu'il rogne l'arc principal, mais j'ai eu le sentiment que la seconde partie du film commençait à manquer de substance, et n'apportait plus de rythme ou de réelles nouveautés. J'étais relativement content d'avoir atteint le générique.