J'aime bien Alan Parker, et là, dès l'intro du film, avec ce décor d'hôpital psychiatrique mêlé à des images de guerre, j'ai retrouvé un peu de la vibe de Pink Floyd The Wall. Et parce que Parker, comme tous les autres réalisateurs anglais enrôlés par Hollywood à cette époque, avait un sacré sens du visuel, de l'éclairage travaillé, et des plans qui tuent (les scènes de vol faits à une caméra tyrolienne, c'est juste sur-cool). Si on y ajoute Matthew Modine et Nicolas Mothafuckin' Cage en jeunes premiers qui se donnent à fond dans leurs rôles (Cage ayant été jusqu'à se faire arracher deux dents pour vivre la douleur de son personnage de gueule cassée, et ça marche, parce qu'on y croit), et la BO gentillement perchée de Peter Gabriel, on a un drama purement
80's malgré son contexte 60's, et un film étrangement feel-good malgré son sujet plombant (parce que ça parle de l'amitié, des rêves, tout ça)
Bref, c'est un poil déroutant mais vachement bien.