8
le 26 mars 2025
SuivreLang au chien
Black Dog offre une magnifique scène d’ouverture qui m’a captivé dès les premières secondes. Un long travelling sur un désert écrasant parcouru par une route, une piste devrions-nous dire. Soudain,...
Black Dog raconte l’histoire d’un type qui revient dans son bled, après avoir passé des années en prison. En déshérence, et semblant à moitié abandonné, le patelin n’offre plus que les traces d’un passé désormais révolu et devenu un présent en ruines, hanté par des meutes de chiens errants. Pendant un moment, le personnage est chargé, avec quelques autres, de capturer ces clébards pour faire place nette à une reconstruction de la ville, promesses d’une nouvelle Chine – illustrée par l’époque du récit, se déroulant au moment de l’ouverture des Jeux Olympiques à Pékin, une information qu’ânonnent des messages orwelliens diffusés par des hauts parleurs dans toute la ville. Dans cette interzone étrange, où le passé vire à la poussière et où le futur s’apprête à sortir de terre, le personnage erre d’un endroit à l’autre, à sa place nulle part, jusqu’à ce qu’il croise le chemin d’un clébard qui partage plus ou moins sa condition… S’installe alors l’espoir d’une fuite.
Bon, d’un bout à l’autre, Black Dog est brillantissime, dans ses mystérieuses abstractions comme dans ses métaphores limpides, de son premier plan d’une force terrassante à sa conclusion, dans son désespoir cruel comme dans la beauté paradoxale de ses décors post apocalyptiques, dans la tristesse que dégage ce monde comme dans la dérive fascinante de son protagoniste, dans son exclusion subie comme dans son refus délibéré, mutique, plongeant dans le désespoir d’où naît, in fine, une émouvante volonté d’évasion…
De ses moments de grâce surréalistes à sa description un brin déprimante d’une Chine en pleine mutation, Black Dog est une réussite totale et merveilleuse.
8
le 26 mars 2025
SuivreBlack Dog offre une magnifique scène d’ouverture qui m’a captivé dès les premières secondes. Un long travelling sur un désert écrasant parcouru par une route, une piste devrions-nous dire. Soudain,...
7
le 4 mars 2025
SuivreEn marge de l’engouement pour le cinéma populaire, sur le point de devenir le cinéma générant les revenus les plus important au niveau mondial, le circuit indépendant chinois développe depuis...
7
le 11 mars 2025
SuivreJ'avoue que j'avais peur de visionner un long-métrage rugueux, froid, cru, cruel et implacable. Alors, je n'ai absolument rien contre ce type de cinéma. Loin de là, car il y a même quelques grandes...
6
le 17 mai 2024
SuivreOui, bon, je vais pas dire le contraire, c'est visuellement impressionnant et certains passages sont virtuoses. Voila. Mais bon, je reste quand même un peu déçu de ma lecture de la Route de Larcenet...
6
le 29 juin 2019
SuivreJ'ai trouvé ça vraiment chouette à suivre, déjà parce que les dialogues sont souvent bien écrits et portés par des prestations réussies. Mel Gibson joue tout en retenue, glissant parfois quelques...
2
le 3 nov. 2024
SuivreY’a un paquet de trucs qui ne vont pas dans The Substance, le premier c’est la durée. 2h20 c’est trop, surtout quand ton propos pigne pas plus loin que « je vais illustrer littéralement l’idée que...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème