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L’année 1978 aux Etats-Unis semble être un excellent cru en matière de boogeymen et de tueurs en série masqués, la jeunesse américaine en témoigne douloureusement. Après l’Illinois et la ville d’Handolfied pour “Halloween”, endeuillée par le massacre du mythique Michael Meyer, voici pour “Black Phone”, le Colorado - en cette année 1978 - en proie à un sociopathe muni d’un masque escamotable semant la terreur dans une banlieue ouvrière. Répondant au doux sobriquet de “l’attrapeur”, le modus operandi de ce quidam mystérieux conduisant une camionnette noire, est de kidnapper et de séquestrer un temps ses victimes - tous de jeunes garçons - avant de les assassiner. Née de l’imagination fertile de Joe Hill (le fils de Stephen King), le récit s’inscrit dans la veine de “teen movies” dramatico-fantastiques à l’ambiance vintage tels que le diptyque “It” ou encore plus récemment l’intéressant “The Boy behind the door”. Pour l’heure, nous suivons l’itinéraire peu joyeux de Finney Blake (Mason Thames) souffre douleur de son école et de sa sœur cadette Gwendolyn (Madeleine McGraw). Vivant tous deux au sein d’un noyau familial monoparental défaillant - Terrence, le père (Jeremy Davies) étant alcoolique et violent - le réalisateur Scott Derrickson (“Sinister”) pose les jalons de ce qui ressemble à un drame social dans sa première partie. Ainsi, le scénario ouvre grand la porte d’un traitement typiquement “Stephen-kingien” ancré dans un quotidien morne, voire même assez désespérant pour les protagonistes, quand soudain un événement viendra tout bousculer. Ici, il s’agit de l'enlèvement de Finney. Enfermé dans un sous-sol insonorisé, Finney devient le jouet d’un monstre à visage humain - celui de l’acteur Ethan Hawk - qui visiblement à l’air de prendre beaucoup de plaisir dans la peau de ce sadique intégral. Avec l’apparition de l’étrange téléphone noir - véritable fil d’Ariane - Finney se voit aidé par les victimes précédentes du tueur. Dans un ordre chronologique macabre, chaque ancienne proie de “l’attrapeur” donne des informations essentielles à Finney pour se soustraire à son ravisseur. En parallèle, Gwendolyn, qui fait des rêves prémonitoires, participe avec la police, à l’enquête en cours. Dès lors, la deuxième partie de “Black Phone” devient haletante, et au long-métrage de se muer en un thriller fantastique ultra-ludique dont l'indéniable originalité n’a d’égal que le suspense qui s’en dégage !

RAF43
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le 18 juil. 2022

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