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Tiens j'ai vu hier pour la première fois le premier Blade Runner (hastag "il serait temps d'avoir une culture ciné mon bon Twist"), la version Director's Cut (je sais pas si ca a un quelconque intérêt mais je le précise).
On m'avait dit que c'était un chef d’œuvre, tout ça tout ça. Alors forcément, je me pointe 35 ans plus tard, j'avais de quoi être déçu. Et honnêtement, ça n'a pas manqué.
Alors visuellement ça n'a pas trop mal vieilli, les effets spéciaux ne sont pas omniprésents, quand ils sont là, ils ne remplissent pas l'écran donc ce n'est pas gênant. L'univers créée par Scott est bon, même si on ne s'y attarde vraiment vraiment. Le sous-texte du film est évidemment intéressant. Et oui, l'influence qu'a pu avoir ce film sur pas mal de films qui ont suivi est manifeste.
Mais si l'on parle cinématographiquement parlant, c'est quand même très moyen non ? Je trouve le rythme mal adapté tout du long : tout est très lent, les échanges entre les différents protagonistes font datés, comme si les types s'obstinaient et s'obligeaient à mettre 5 secondes à répondre à un bonjour. La mise en scène me semble à côté de la plaque souvent, remplie d'erreurs d'espace (la baston entre Roy et Deckard à la fin) ou d'effets plus comiques qu'autres choses (la mort de la première replicant, alors que toute la scène de poursuite est au contraire très réussie). Et puis la musique de Vangélis, en 2017, c'est plus comique qu'autre chose.
Et puis au-delà de ça, une nouvelle fois avec K. Dick (mais je ne sais pas pas à quel point le film est adapté de son roman), le pitch de base est intéressant mais il n'arrive pas à être développé. En gros, on met tout dans le pitch et on torche la fin.
On suit l'histoire de Deckard, mais on ne sait pas vraiment pourquoi il faut qu'il bute les 4 replicants, on ne sait pas pourquoi il se bat contre ces types, on ne sait pas trop ce qu'il fout là. On nous présente un personnage sans doute intéressant (mais dont on ne fait rien. D'ailleurs, on ne s'intéresse à aucun d'eux, à aucun moment essaie de creuser un peu, à part Rachel, et encore), mais on en fait rien. Et Scott filme de façon léthargique sans jamais arriver à mettre de rythme dans sa réalisation.
Bref, en un mot comme en cent, le film se déroule comme un pensum, agrémenté de quelques très belles scènes. Mais au final, j'ai du mal à comprendre comment on peut crier au génie là (sauf à s'arrêter à mon premier paragraphe).
NB : Après, critiquer un film qui a 35 ans, sans être dans le contexte de l'époque, avec toutes les évolutions cinématographiques, technologiques, etc que cela suggère, c'est sans doute un peu vain.
Créée
le 30 sept. 2017
Critique lue 324 fois
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