Un chef-d'œuvre est une « œuvre accomplie en son genre » (Le Petit Robert, 2004). En gros, ça signifie que tout est bon dans le cochon : le rythme, le souffle, les dialogues, les acteurs. On me vend ainsi depuis des années Blade Runner comme le film du siècle, le chef-d'oeuvre d'une génération.
Et quelle ne fût pas ma surprise hier soir, quand, piquant du nez, je pestais contre ce film, enfin ce truc quoi.
Là où en effet tout est censé être bon, rien ne l'est en réalité.
Une histoire sans queue ni tête, mais ça, on commençait à être habitué avec les films de science-fiction, alors passons.
Une réalisation assez naze. Riz de lait Scott en même temps, fallait pas s'attendre à un truc dingue, alors passons aussi.
Harisson Ford ? Vous savez ce qu'on dit d'une fille qu'est belle mais qui parle pas, ou peu, ou mal. C'est un meuble. Et bien Harisson Ford est un meuble. Il ne joue pas, ou peu, ou mal. Ah tiens, ses petits camarades non plus. Enfin bon....je conçois bien là encore que faire un film avec des meubles ne soit pas très commode (haha), alors passons (n.b :à ceux qui désirent voir d'autres films version Ikéa, n'importe quelle autre film de science-fiction devrait faire l'affaire).
Et puis surtout ce rythme, ce faux rythme, cette musique incroyablement kitsch...non non non et non. Ridley rit du laid, et s'amuse pas mal à nous vendre du mauvais. Mais passons. Indulgence, c'est un "chef-d'oeuvre" des années 80's, en avance sur son temps, et blah et blah et blah.

Seulement voilà, ce film est un vrai pétard mouillé. Sans intensité dans les scènes, sans rythme, sans crescendo ou decrescendo, sans rien en fait. Longtemps on reste dans l'attente de LA scène clé, celle qui suffira à sauver le film, on se dit, on va avoir notre scène intense, "cette fois ça va chier". Non, une histoire d'amour esquissée qui m'a presque fait déclencher l'alerte nanard, simplement. Et puis non, il n'y a rien en fait. Ce qui devait être le film culte d'une génération est en fait le film culcul de la constipation. Mon ordinateur ne se rallume plus. Je crois qu'après lui avoir infligé ça, lui aussi, fait la geule.
HVR
2
Écrit par

Créée

le 3 mai 2011

Critique lue 2.9K fois

HVR

Écrit par

Critique lue 2.9K fois

47
41

D'autres avis sur Blade Runner

Blade Runner

Blade Runner

10

Gothic

324 critiques

Le Discours d’un Roy

[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...

le 3 mars 2014

Blade Runner

Blade Runner

10

SBoisse

650 critiques

“J'ai vu de grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion"

Comment aborder un chef d’œuvre ? Qu’est-ce qui fait son unicité ? Enfant, j’ai été enthousiasmé par L’île sur le toit du monde, Le jour le plus long, L’empire contre-attaque ou Les Aventuriers de...

le 7 déc. 2023

Blade Runner

Blade Runner

10

Nordkapp

150 critiques

Blade Runner rêve-t-il d'humains électriques ?

Toi qui crois regarder Blade Runner, ne vois-tu pas que c'est Blade Runner qui te regarde ? Il se moque quand tu hésites la première fois. Il te voit troublé par Rick Deckard, ce Blade Runner effacé...

le 9 juil. 2014

Du même critique

Coffee and Cigarettes

Coffee and Cigarettes

8

HVR

19 critiques

Critique de Coffee and Cigarettes par HVR

Soyons clairs. Ni le café, ni la cigarette ne sont le thème du film. Ils n'ont pas la moindre importance, pas même de "lier" soit disant tous ces personnages dont la vie ne tient plus qu'à un filtre...

le 23 mars 2011

Fight Club

Fight Club

5

HVR

19 critiques

Dans les coulisses de Fight Club.

Le réalisateur : David L'assistant de production : Jeff Le stagiaire : Jimmy David: "pwah les gars, je crois que je suis sur un bon film là, la réalisation est bonne, les acteurs pas mauvais, ça va...

le 7 nov. 2010

American Beauty

American Beauty

7

HVR

19 critiques

Un parallèle avec Breaking Bad

L'univers très "american way of life" rappelle bien sûr de nombreux films, et de nombreuses séries. Cette voix off du narrateur décédé, qui, du ciel, vient se pencher sur la misérable vie...

le 8 sept. 2011