10
le 3 mars 2014
SuivreLe Discours d’un Roy
[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
Il y a peu de films comme celui la. Précédé d’une réputation de chef d’oeuvre parmi les chefs d’oeuvre, l’adaptation du livre de Philip K. Dick “Les androïdes rêvent ils de moutons électriques” sort en 1982 sous la direction de Ridley Scott. Blade Runner m’a depuis toujours impressionné. Son aura m’a souvent repoussé à la regarder, car je n’étais pas vraiment dans le mood for, pas assez respectueux de l’héritage de ce film en apparence culte. Peut être avais je également la crainte d’être déçu, de ne pas voir ce que beaucoup ont vu en le regardant. La gifle n’en fut que plus cinglante…
C’est monstrueux. C’est monumental. C’est au delà de ce que je m’attendais à voir. Ce n’est pas vous qui regardez le film, c’est le film qui vous regarde. Il vous scrute, il vous observe en souriant au fur et à mesure qu’il vous écrase sous la puissance de son sujet, sous la perfection de l’ambiance noire et étouffante du Los Angeles de 2019, sous le regard totalement hypnotique de Sean Young (dont je regrette de toutes mes forces qu’elle n’ai pas eu une carrière plus conséquente). Parler de l’histoire serait une erreur et ce pour deux raisons. Je n’ai pas envie de spoiler une oeuvre pareille et je ne pense pas être en mesure de tout retranscrire comme il le mérite tellement il est immense dans sa façon d’aborder les (innombrables) thèmes qu’il traite. Il faut voir le film. Il faut le déguster, le digérer, pour finalement se rendre compte de la claque qu’il vous met. Blade Runner n’a pas usurpé sa réputation de monument.
Une seule gène m’a saisi pendant le générique de fin. La mise en chantier d’une suite à sortir d’ici 2018. Pourquoi ? Le film se suffit largement à lui même. Vous n’allez faire qu’apporter des réponses concrètes aux questions que les spectateurs se posent avec bonheur depuis plus de 30 ans. Il est parfois préférable de laisser les gens imaginer leurs propres réponses. L’incertitude est tellement plus sensuelle.
Parfois il ne faut pas laisser la vérité triompher…
Chernicorne
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 13 juin 2016
Critique lue 265 fois
10
le 3 mars 2014
Suivre[SPOILERS/GACHAGE] Nombreux sont les spectateurs de "Blade Runner" à jamais marqués par le monologue final de Roy Batty, ce frisson ininterrompu le temps de quelques lignes prononcées par un Rutger...
10
le 7 déc. 2023
SuivreComment aborder un chef d’œuvre ? Qu’est-ce qui fait son unicité ? Enfant, j’ai été enthousiasmé par L’île sur le toit du monde, Le jour le plus long, L’empire contre-attaque ou Les Aventuriers de...
10
le 9 juil. 2014
SuivreToi qui crois regarder Blade Runner, ne vois-tu pas que c'est Blade Runner qui te regarde ? Il se moque quand tu hésites la première fois. Il te voit troublé par Rick Deckard, ce Blade Runner effacé...
6
le 12 mars 2017
SuivreTout ce que je pense de ce film a été résumé par un quidam des réseaux sociaux: "Un film visuellement de série A avec des personnages et une histoire de Série B" Cela exprime parfaitement mon avis...
8
le 1 mars 2017
SuivreExercice de style compliqué que d'offrir une fin à un héros de Comics. Sa principale caractéristique étant d'être immortel grâce à la parution continue de ses aventures que ce soit chez Marvel ou DC,...
2
le 21 juin 2016
Suivre[SPOILER ALERT] 90 minutes assez ennuyeuses ou Beigbeder se casse la gueule de sa tour de suffisance en tentant d'adapter son propre roman "Au Secours Pardon". Faussement cynique, pas forcément dénué...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème