Voir des gens se disputer en criant pendant plus de 1 minute dans un film, c'est assez pénible. De un parce que le cri est un bruit désagréable, de deux parce que souvent, l'histoire stagne durant ces longs moments.

Dans "Blanc comme neige", il y a énormément de passages où les personnages se disputent. C'est vraiment très chiant. Pourtant l'idée de base est intéressante : un gars normal qui se voit plongé dans un monde de violence alors qu'il n'avait rien demandé. En soi les réactions extrêmes sont plausibles, crédibles et réalistes. Autant que lorsqu'un personnage va aux toilettes. La raison pour laquelle on inclut pas de pause pipi dans un film, c'est que ça ne sert pas à l'histoire. Montrer Cluzet péter un plomb ça va pour un ou deux plans, mais on ne peut décidément pas en abuser sans altérer la patience du spectateur.

Autre souci, l'histoire démarre trop lentement, ça met trop de temps à s emettre en place, et surtout, surtout, le personnage de Cluzet finit par énerver à force de se poser des questions et de ne pas croire ce qui lui arrive. Au bout d'un moment, le mec doit se lancer. Dans la fuite ou dans l'action, peu importe. Mais on ne peut pas juste le voir se morfondre.

L'on pourra reprocher la capacité surnaturelle des à faire mouche avec un flingue. En effet, ça casse un peu l'ambiance réaliste que les auteurs tentent d'insuffler depuis le début. Personnellement ça ne m'a pas dérangé. Si on sent que les auteurs ont le cul entre deux chaises, je suis partant à 100% avec le fait de faire de ces personnages des surhommes l'espace d'un instant.

Les dialogues sont très mauvais. Il aurait fallu que Michel Audiard sorte de sa tombe pour donner un coup de pouce. Bon, ce n'est pas horrible non plus, globalement, mais certains laissent plus à désirer que d'autres.

Malgré tous ces défauts, il y a de quoi s'amuser malgré tout. Le film démarre mal, c'est vrai. mais qu'est-ce qu'il termine bien. La dernière demi heure est magistrale en terme d'écriture d'abord, de mise en scène ensuite. La tension est forte, les situations bien exploitées, enfin on se sent au cinéma. La caméra filme bien. pas de surenchère, pas de tentative d'américaniser le découpage. C'est simple et efficace, comme dans les années 70. Bon il reste quelques maladresses ici et là. Mais en gros ça fonctionne.

Enfin, les acteurs. Les acteurs sont bons. Ils jouent sobrement. C'est juste. Un petit peu d'humour pour miux faire passer la pillule du polar français. Des bonnes gueules dans de bons décors et de bons costumes.

Bref, "Blanc comme neige" est un thriller français qui souffre de gros défauts d'écriture, surtout dans la première moitié (on a même le bon vieux coup du'on commence par la fin'), mais qui finit par trouver son chemin vers le divertissement efficace en fin de course. À voir ne fut-ce que pour le réglement de compte final.
Fatpooper
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le 10 déc. 2013

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